L’impact du coronavirus sur le black Friday

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Le Black Friday en France ou vendredi noir (pour les Français préférant une traduction plus stricte), est un événement qui s’inscrit dans le cadre commercial et qui se déroule aux États-Unis le lendemain de la fête de Thanksgiving (qui a lieu chaque quatrième jeudi du mois de novembre). C’est ce jour que l’on lance les achats pour les fêtes de fin d’année. C’est souvent une occasion que plusieurs commerçants saisissent pour donner plus de visibilité à leurs produits en faisant d’importantes remises. Quel est l’impact de la pandémie du coronavirus sur ce traditionnel événement commercial ? C’est ce que nous allons découvrir dans cet article.

Qu’est-ce que le black Friday et quel est son impact dans le monde ?

Traditionnellement, les comptes déficitaires étaient marqués à l’encre rouge et les comptes positifs à l’encre noire. Le Black Friday est ce jour de l’année où les commerçants ont l’opportunité de faire des chiffres d’affaires impressionnants et ainsi, de ramener leurs comptes en noir.
Le Black Friday est un événement qui s’observait traditionnellement aux États-Unis depuis les années 60. L’on profitait alors du lendemain de la fête de Thanksgiving pour lancer les achats pour la fête de Noël . Cet événement a été par la suite adopté dans plusieurs autres pays dont le Canada, l’Australie, l’Afrique du Sud et dans les pays européens avec quelques petites différences.

Au Canada par exemple, le Black Friday est célébré dans le mois d’octobre puisque la fête de Thanksgiving a lieu le deuxième lundi de ce mois. En France, il se célébrait uniquement sur internet. Alors que les commerçants proposent de belles promotions dans les magasins américains, plusieurs sites d’e-commerce français proposaient des réductions intéressantes. En 2017, le concept a évolué en France et plusieurs magasins physiques en assurent l’organisation. En dépit de ces quelques légères différences qui pourraient s’observer dans le déroulement du Black Friday d’un pays à un autre, l’objectif est le même : lancer les achats de fin d’année.

Le Black Friday s’est imposé dans le secteur commercial comme un événement d’une grande importance. Les commerçants ont l’opportunité de réaliser d’excellents chiffres d’affaires et les clients peuvent bénéficier de quelques économies sur l’achat de divers produits (ordinateurs, smartphones, etc.). Le Black Friday est le moment de l’année où il est possible d’acheter même les produits Apple à des prix très intéressants.

Il s’agit d’un jour que guettent tous les secteurs d’activités, que ce soit la beauté ou la mode en passant par la technologie. Pour le Black Friday 2016, Amazon a franchi la barre de 1.4 millions de commandes en 24 heures. L’année suivante, le site d’e-commerce Cdiscount a enregistré jusqu’à 8 millions de connexions et, à en croire le directeur général, les commandes augmentent de 80 % d’une année à l’autre.

Selon la tradition, le Black Friday, l’incontournable événement promotionnel devrait avoir lieu le vendredi 27 novembre 2020 c’est-à-dire le vendredi suivant la fête de Thanksgiving. Il est donc opportun de chercher à évaluer les conséquences de la crise sanitaire du coronavirus sur l’événement.

Le coronavirus, le monde du voyage et le Black Friday 2020

La crise du coronavirus a affecté plusieurs secteurs d’activités dont le commerce et le tourisme. Pour faire face à la maladie du COVID-19, certaines mesures dites « barrières » ont été prescrites. Il s’agit de la distanciation, du port obligatoire de masque dès lors que l’on n’est pas seul et du lavage systématique des mains à l’aide de solutions hydroalcooliques. Malgré toutes ces dispositions, les consommateurs ne semblent pas prêts pour se rendre en magasins durant le Black Friday 2020.

La plus redoutée mais également la plus sûre (jusque-là) des mesures prises face à la progression du virus est le confinement. Le confinement est certes efficace pour réduire les risques de contaminations au virus, mais il inclut également la limitation des déplacements. À cette veille du Black Friday, le tourisme est parmi plusieurs autres secteurs, l’un des plus malheureux. Les déplacements étant restreints, plusieurs compagnies de voyages traversent des jours malheureux.

Le déconfinement donnait à nouveau de l’espoir aux leaders du monde du tourisme. Malheureusement, le taux de contamination a augmenté dans plusieurs pays et une nouvelle vague de confinement s’avérait nécessaire. Les espoirs ont donc disparu.

Le Black Friday 2020 sera par la suite, exceptionnel en ce sens que le secteur du tourisme promet très peu de promotions. Dans le contexte actuel, peu d’agences prendraient le risque de faire des réductions sur leurs tarifs.

Le Black Friday est connu pour être un moment incontournable où les agences de voyage sont particulièrement actives. Plusieurs personnes se déplacent soit d’une ville à une autre ou d’un pays à l’autre, toujours dans le but de trouver de meilleurs plans de shopping. C’est également à ce moment que plusieurs français font les réservations de leurs vacances à des prix réduits. Malheureusement en cette année 2020, la donne a changé. Le confinement a considérablement réduit le trafic au niveau des agences de voyage. Les statistiques récentes ont montré que, seulement 12 % des consommateurs prévoient de se rendre en magasins et agences cette année pour effectuer leurs achats. En revanche, plus de la moitié (soit 60 %) de ces mêmes consommateurs ont l’intention de faire leurs achats et réservations directement en ligne au moyen de leurs ordinateurs portables ou smartphones. Le coronavirus et les différentes mesures qu’il a engendrées, réduiraient donc l’affluence en magasins durant la période du Black Friday 2020. Les sites d’e-commerce en revanche seront beaucoup plus consultés qu’habituellement.

Quelques chiffres récents provenant d’une étude, mettent en lumière la situation en France, en Angleterre et en Amérique où respectivement 10.8 %, 13 % et 4 % de la population prendront le risque d’affronter les rues et les magasins pendant le prochain Black Friday. En revanche, 19.5 %, 58 % et 28 % respectivement de ces mêmes populations mettront exclusivement à profit les sites d’e-commerce pour effectuer leurs voyages.
Plusieurs travailleurs du domaine du tourisme ont également été affecté par la pandémie du coronavirus. Plusieurs agences de voyage, restaurants, hôtels ont fermé leurs portes. Le pouvoir d’achat de toutes ces personnes a donc baissé, ce qui risquerait d’avoir un impact sur les statistiques de vente et d’achat du Black Friday 2020. Les statistiques prévoient une baisse de 60 à 80 % de l’économie dans le domaine du tourisme international par rapport aux années précédentes.

Que nous réserve ce vendredi noir en matière d’offres dans le secteur du tourisme ?

La psychose créée par le coronavirus demeure certes. Mais il va sans dire que plusieurs personnes n’hésiteraient pas à profiter de la première opportunité qui s’offre à eux pour se rendre en vacances. De plus, malgré que les frontières soient fermées, plusieurs personnes pourraient passer leurs vacances à l’intérieur du pays. Les statistiques révèlent que 60 % des leaders du secteur du tourisme ne participeraient pas au Black Friday de cette année. Les autres, les 40 % restants, envisagent faire des promotions quoique timides.
Les offres extrêmement généreuses des années précédentes risquent de ne pas être de la partie. Il ne sera donc pas possible d’obtenir cette année, une croisière au sein des Caraïbes à 400 euros. Néanmoins vous pourriez bénéficier de quelques réductions sur vos vacances au ski ou encore sur votre prochain séjour en camping au sud de la France.

Les mesures de prévention du coronavirus et le Black Friday 2020

En France, c’est environ 60 % de la population qui compte profiter aussi bien des sites d’e-commerce que des magasins durant le prochain Black Friday. Dans le même temps, 20 % des Britanniques laissent entendre qu’ils dépenseront plus par rapport aux années antérieures. La faible affluence qu’il risque d’avoir dans les magasins serait due au fait que plusieurs personnes n’arrivent pas à faire confiance aux mesures de précaution prises, aussi variées soient-elles.

Des dispositifs de paiement sans contact ont été mis en place de même que les services de « click and collect ». Malgré cela, seulement 10 % des Américains ont pris la décision de faire leurs achats sur place, ce qui reste très minime. En France, les chiffres inquiètent davantage puisque seulement 5.4 % sont convaincus de l’efficacité des services de « click and collect » et seulement 2.5 % font confiance aux dispositifs de paiement sans contact.

D’un autre côté, la distanciation sociale encourage seulement 14 % des Américains et 18 % des Français à faire leurs achats sur place cette année. Mieux, c’est 62 % des consommateurs Américains et 40.4 % des consommateurs Français qui ne font confiance à aucune mesure sanitaire ou sécuritaire prévue dans les magasins pour du Black Friday 2020.

Néanmoins, l’espoir n’est peut-etre pas totalement perdu pour les magasins, puisque 19 % des Américains et 21 % des Français disent ne pas hésiter à s’y rendre pour leurs achats si ces derniers offrent des réductions plus intéressantes que celles proposées par les sites d’e-commerce.

Il faut toutefois noter que la pandémie du coronavirus n’a pas réduit les attentes des consommateurs. Selon les chiffres publiés par Emarsys, 92 % des consommateurs sont aussi exigeants envers les marques. Ils attendent toujours beaucoup des différentes enseignes.